L’euro poursuit sa hausse au marché noir : la demande se renforce après la fin des vacances
L’euro poursuit sa progression face au dinar algérien sur le marché noir des devises. Ce samedi 5 septembre 2026, le billet de 100 euros s’échange à 27 700 dinars à la vente, contre 27 400 dinars à l’achat.
À la vente, le cours enregistre ainsi une hausse de 50 dinars pour 100 euros par rapport à la veille, lorsque la monnaie européenne était proposée autour de 27 650 dinars. À l’achat, le cours reste en revanche inchangé à 27 400 dinars.
Cette nouvelle progression intervient dans un contexte marqué par une évolution de l’offre et de la demande de devises. Selon les indications recueillies auprès d’acteurs du marché, l’offre d’euros commence à diminuer avec le retour des membres de la diaspora vers leurs pays de résidence après la fin des vacances d’été.
La demande tend, de son côté, à augmenter avec l’approche de la rentrée et de plusieurs échéances. Ce déséquilibre entre une offre moins importante et une demande plus soutenue exerce ainsi une pression à la hausse sur le cours de l’euro.
Les départs des étudiants vers l’étranger soutiennent la demande
Parmi les facteurs susceptibles d’alimenter la demande figure également le début des départs à l’étranger des étudiants algériens titulaires de visas d’études.
La France reste notamment l’une des principales destinations. Pour l’année universitaire 2025-2026, 8 351 étudiants algériens ont obtenu un visa de long séjour pour poursuivre leurs études en France.
À l’approche de la rentrée universitaire, les étudiants et leurs familles peuvent donc avoir besoin de devises pour couvrir différentes dépenses liées au départ et à l’installation à l’étranger.
L’approche de la reprise des importations de véhicules
Un autre facteur pourrait également renforcer la demande dans les prochains jours : la reprise annoncée des opérations d’importation de véhicules par les particuliers via les ports d’Alger et d’Oran à partir du 15 septembre.
Cette échéance intervient après la période de suspension estivale appliquée à ces opérations. La reprise prévue à partir de la mi-septembre pourrait inciter certains particuliers à anticiper leurs achats de devises étrangères afin de préparer leurs opérations. Des reprises similaires avaient déjà été signalées le 15 septembre lors des précédentes périodes de suspension.
Ces opérations nécessitent en effet des paiements en devises et ne sont pas couvertes de la même manière que les besoins courants pris en charge par les mécanismes officiels de change. Une partie des particuliers se tourne donc vers le marché parallèle pour disposer des devises nécessaires.
Une pression haussière à surveiller
La hausse de ce samedi reste limitée à 50 dinars pour 100 euros, mais elle intervient après plusieurs semaines marquées par une relative stabilité des cours.
Le marché pourrait ainsi rester sensible dans les prochains jours à l’évolution de l’offre, notamment avec la fin de la saison estivale, mais aussi à l’augmentation de la demande liée aux départs à l’étranger et à l’approche de la reprise des importations de véhicules.
Le cours de l’euro pourrait donc continuer à évoluer dans les prochains jours en fonction de l’équilibre entre l’offre et la demande sur le marché parallèle.