Marché financier officiel : La baisse continue de l’euro soulage les importations algériennes

Sur le marché financier officiel (marché interbancaire), la monnaie unique européenne poursuit sa trajectoire descendante face au dinar algérien. Selon les cotisations commerciales publiées par la Banque d’Algérie, l’euro enregistre un repli constant depuis plusieurs séances consécutives, une dynamique qui offre un répit bienvenu à l’économie nationale dans un contexte d’inflation mondiale persistante.

Les chiffres officiels de la Banque d’Algérie traduisent clairement cet affaiblissement progressif de la devise européenne sur le circuit bancaire.

Ce mardi 22 septembre 2026, le cours de l’euro s’établit à 153,21 DZD pour un euro (pour 100 unités), poursuivant un recul entamé la semaine dernière :

  • Mardi 22 septembre 2026 : 153,21 DZD
  • Lundi 21 septembre 2026 : 153,30 DZD
  • Vendredi 18 septembre 2026 : 153,52 DZD
  • Jeudi 17 septembre 2026 : 154,17 DZD
  • Mercredi 16 septembre 2026 : 154,36 DZD

En l’espace de moins d’une semaine, l’euro a perdu plus d’un dinar sur le marché officiel. Cette régularité dans la baisse confirme une orientation favorable de la monnaie nationale par rapport à la divises européenne dans les transactions officielles.

Un amortisseur efficace contre l’inflation importée

Cette appréciation du dinar face à l’euro constitue une excellente nouvelle pour la balance commerciale et les opérateurs économiques algériens. La zone euro demeurant l’un des principaux partenaires commerciaux de l’Algérie, un euro moins cher réduit mécaniquement le coût des factures d’importation libellées dans cette monnaie.

Par ailleurs, l’Europe fait face depuis plusieurs mois à une hausse notable de ses prix à la production et à la consommation. En temps normal, cette inflation européenne aurait dû se répercuter directement sur le marché national à travers les biens d’équipement, les matières premières et les produits de consommation importés. Cependant, la baisse de l’euro agit comme un filtre : elle permet d’absorber partiellement la hausse des prix à l’origine en Europe. Autrement dit, cette dynamique évite une répercussion brutale de l’inflation européenne sur les étals algériens, préservant ainsi le pouvoir d’achat des consommateurs et les coûts d’approvisionnement des entreprises.

Stabilité constante sur le marché parallèle

En revanche, la situation demeure nettement différente sur le marché informel des devises. Alors que le circuit officiel enregistre cette baisse continue, le marché parallèle affiche une relative stabilité. L’euro y conserve ses niveaux habituels face au dinar algérien, l’écart de change persistant entre les deux sphères sous l’effet d’une demande toujours soutenue en devises hors du réseau bancaire.

Cette déconnexion rappelle la dualité du marché de change en Algérie, où le secteur officiel réagit directement aux ajustements macroéconomiques et aux politiques monétaires, tandis que le secteur informel répond avant tout à la mécanique de l’offre et de la demande de gré à gré.