La tendance baissière de la monnaie unique européenne se confirme sur le marché informel des devises en Algérie. En ce lundi 29 décembre 2025, le square Port-Saïd et les autres places fortes du change parallèle enregistrent un nouveau recul de l’Euro face au Dinar algérien (DZD).
Les chiffres du jour : Une baisse progressive mais constante
Le billet de 100 euros s’échange désormais à la vente contre 27 800 dinars. Cette valeur témoigne d’une érosion continue de la monnaie européenne sur le terrain :
-100 dinars par rapport à la veille (dimanche).
-200 dinars sur une période de 48 heures.
Du côté de l’achat, les cambistes reprennent le billet vert (ou plutôt bleu) à des tarifs oscillant entre 27 500 et 27 550 dinars, confirmant une réduction des marges et une prudence accrue des acteurs du marché informel.
Pourquoi l’Euro chute-t-il ?
Cette dépréciation, bien que légère en apparence, s’explique par une conjonction de deux facteurs économiques et saisonniers majeurs :
1. Le ralentissement des importations de fin d’année
Traditionnellement, la fin du mois de décembre marque une pause dans l’activité commerciale. Les opérateurs économiques qui s’approvisionnent en devises sur le marché noir pour leurs transactions internationales ont réduit leurs commandes. Ce ralentissement de la demande « professionnelle » pèse directement sur le cours de l’Euro.
2. Le frein sur le tourisme vers la Tunisie
Le secteur du voyage pèse lourdement sur la demande en devises. Les récentes restrictions imposées à l’organisation des séjours touristiques vers la Tunisie par les agences de voyages ont eu un impact immédiat.
Le constat est simple : Moins de départs en vacances signifie une baisse drastique de la demande en devises de la part des particuliers. En vertu de la loi de l’offre et de la demande, cette raréfaction des acheteurs entraîne mécaniquement une baisse des prix.
Perspectives
À l’approche du nouvel an, le marché semble entrer dans une phase de stagnation. Reste à savoir si cette tendance se maintiendra au début de l’année 2026 ou si une reprise des activités d’importation viendra à nouveau booster la valeur des devises étrangères.
