Après une période de relative stabilité, la monnaie unique européenne reprend de la vigueur face au dinar algérien. Ce lundi 5 janvier 2026, les cours de l’euro ont enregistré une nouvelle progression sur le marché informel des devises, portés par une actualité bancaire majeure.
Les nouvelles cotations du Square
Le billet vert n’est pas le seul à attirer l’attention. Ce matin, sur les principales places de change parallèle, l’euro affiche une tendance haussière. Le billet de 100 euros s’échange désormais à 27 900 dinars à la vente. Cette valeur marque une hausse de 100 dinars par rapport à la cotation de la veille.
Du côté de l’achat, la tendance est identique. Les cambistes proposent désormais 27 600 dinars pour un billet de 100 euros, soit également une augmentation de 100 dinars en l’espace de vingt-quatre heures.
L’effet « Banque d’Algérie »
Cette reprise soudaine ne doit rien au hasard. Selon un cambiste activant à Béjaïa, le marché réagit directement aux dernières annonces institutionnelles. La Banque d’Algérie a en effet annoncé, ce dimanche, une décision stratégique : l’autorisation à nouveau de l’alimentation des comptes bancaires commerciaux par le cash (argent espèce).
Cette mesure était très attendue par la sphère économique. Elle permet aux importateurs et aux commerçants de réinjecter leurs liquidités dans le circuit bancaire officiel pour financer leurs opérations.
Une demande en forte croissance
L’impact sur le marché noir a été immédiat. En facilitant les procédures pour les opérateurs économiques, cette décision relance mécaniquement les transactions commerciales. « Cette mesure rassure les opérateurs », explique notre source à Béjaïa. « Elle redonne de la fluidité aux échanges, ce qui booste immédiatement la demande pour l’euro. »
Dans ce contexte de reprise des affaires, l’offre peine à suivre la cadence des acheteurs. Cette pression sur la demande tire naturellement les cours vers le haut. Les observateurs du marché s’attendent à ce que cette tendance haussière se maintienne durant les prochains jours, à mesure que les opérateurs économiques s’adaptent à cette nouvelle directive bancaire.
