Le marché informel des devises en Algérie semble marquer le pas. Ce jeudi 12 mars 2026, les cours du change face au dinar algérien affichent une stabilité remarquable, les cambistes ayant choisi de reconduire intégralement les cotations de la veille.
Stagnation des cours : Les chiffres clés
Dans les principaux points de change, comme celui du Square Port-Saïd à Alger, l’euro maintient son hégémonie sans pour autant progresser. Le billet de 100 euros s’échange toujours selon les mêmes valeurs :
À la vente : 27 900 DA
À l’achat : 27 600 DA
Cette absence de fluctuation, qui s’étire désormais sur trois jours consécutifs, témoigne d’un marché en quête de direction.
Un climat d’incertitude internationale
Cette stabilité n’est pas le fruit du hasard. Elle s’explique principalement par un contexte géopolitique lourd :
Attentisme lié au Proche-Orient : L’escalade du conflit dans la région continue de peser sur le moral des opérateurs.
Perturbations du commerce mondial : Les flux d’échanges internationaux subissent de plein fouet les contrecoups de cette crise, rendant les perspectives économiques floues.
« L’hésitation est palpable. Entre des acheteurs qui préfèrent garder leur liquidité et des revendeurs qui craignent un retournement brutal, le marché s’est figé, » explique un habitué du Square.
Conclusion : Un marché à l’arrêt
Tant que la visibilité sur la scène internationale restera limitée, la stagnation des cours risque de perdurer. Ce climat d’observation prudente favorise, pour l’heure, un maintien artificiel des prix, loin de l’effervescence habituelle du marché noir.
