Le marché noir des devises en Algérie observe une stabilité notable. Pour la ciquieme journée consécutive, le taux de change de l’euro face au dinar algérien reste le même. Ce lundi 12 janvier, les cambistes maintiennent les cotations établies depuis jeudi dernier, marquant ainsi une pause dans la volatilité habituelle du Square Port-Saïd.
Stabilité des cours au Square Port-Saïd
Actuellement, les transactions se stabilisent autour de valeurs fixes. Le billet de 100 euros s’échange à 28 100 dinars algériens à la vente. Pour l’achat, les cambistes reprennent le même billet contre 27 800 dinars algériens. Ce calme plat succède à une période de forte agitation. En effet, le marché noir avait enregistré trois hausses consécutives durant la semaine précédente, poussant la monnaie unique vers des sommets.
L’impact de la grève des transporteurs sur les devises
Ce gel des cotations ne doit rien au hasard. Il s’explique principalement par la persistance de l’incertitude économique. Le pays sort tout juste d’une semaine de grève intense qui a paralysé le transport public de voyageurs et de marchandises.
Cette perturbation majeure a freiné les échanges commerciaux à travers le territoire national. Par ricochet, la demande et l’offre de devises étrangères ont chuté. Les opérateurs économiques, privés de moyens de transport pour leurs marchandises, ont réduit leurs transactions, entraînant une baisse d’activité sur le marché parallèle.
Des perspectives liées à la reprise du transport
L’avenir immédiat du taux de change dépend désormais de la fluidité du trafic. « La reprise de l’activité du transport ce dimanche pourrait influencer le marché dès demain », confie un cambiste exerçant dans la wilaya de Bejaia. Selon ce professionnel, le retour des camions et des voyageurs sur les routes pourrait relancer les besoins en devises.
Cependant, le sens de cette influence reste incertain. Une forte reprise pourrait soit doper la demande et faire grimper l’euro, soit stabiliser le marché si l’offre suit le rythme. Les observateurs scrutent donc de près l’évolution de la situation sociale pour anticiper les prochains mouvements du Square.
