Le marché informel des devises observe une phase de stagnation inhabituelle en ce début de semaine. Ce lundi 19 janvier 2026, la monnaie unique européenne, l’euro, maintient ses positions face au dinar algérien, affichant une stabilité qui tranche avec la volatilité des derniers mois.
Les chiffres du jour au Square Port Saïd
Dans les principales places de change informel, notamment au célèbre « Square Port Saïd » à Alger, les cambistes ont maintenu des tarifs inchangés par rapport à la veille. Le billet de 100 euros s’échange ainsi :
À la vente : 27 900 DA
À l’achat : 27 700 DA
Cette tendance à la stagnation se reflète également sur d’autres devises fortes, comme le dollar américain et la livre sterling, qui ne connaissent pas de fluctuations majeures en ce milieu de mois.
Un équilibre fragile entre l’offre et la demande
Selon les observateurs du marché, cette stabilité actuelle s’explique avant tout par un équilibre temporaire entre l’offre et la demande. Après les pics de consommation liés aux fêtes de fin d’année et aux premiers départs de janvier, le flux de transactions semble avoir trouvé un plateau.
Les cambistes rapportent que la disponibilité de la devise est suffisante pour répondre aux besoins actuels, sans qu’une pression acheteuse particulière ne vienne bousculer les cours.
Prudence et facteurs géopolitiques
Un autre facteur déterminant pèse sur le marché : la prudence des opérateurs. L’incertitude qui plane sur certains voyageurs et acheteurs, notamment ceux se rendant au Moyen-Orient, freine les velléités d’achat massif.
« Beaucoup de voyageurs préfèrent attendre ou limiter leurs échanges en raison du contexte régional instable au Moyen-Orient. Cette retenue réduit mécaniquement la demande et favorise la stagnation des prix », explique un habitué du marché.
En l’absence de nouveaux catalyseurs économiques ou de changements majeurs dans les politiques d’importation, cette léthargie du marché noir pourrait se prolonger durant les prochains jours.
