Sur le marché interbancaire algérien, appelé aussi marché des changes officiel, l’euro cède du terrain face au dinar. La Banque d’Algérie publie ce jeudi 23 avril 2026 un cours de 154,9703 dinars pour 1 euro, contre 155,3297 dinars la veille et 155,3867 dinars lundi. La tendance est donc clairement baissière sur la semaine.
Une baisse progressive mais continue
Les chiffres de la Banque d’Algérie parlent d’eux-mêmes. En remontant sur les cinq dernières séances, la tendance est nette :
- Vendredi 17 avril : 155,6387 dinars
- Dimanche 20 avril : 155,3865 dinars
- Lundi 21 avril : 155,3867 dinars
- Mardi 22 avril : 155,3297 dinars
- Jeudi 23 avril : 154,9703 dinars
En l’espace de cinq séances, l’euro a ainsi perdu près de 0,67 dinar, soit un recul de 0,43 % face à la monnaie nationale. Un mouvement modéré, mais régulier et sans discontinuité.
Le dollar, lui, progresse
Contrairement à l’euro, le dollar américain suit une trajectoire inverse sur le marché interbancaire. Le billet vert s’échange ce jeudi à 132,4080 dinars, contre 132,2011 dinars mardi et 132,0875 dinars vendredi dernier. Le dollar gagne ainsi environ 0,32 dinar sur la semaine, confirmant son regain de vigueur face au dinar sur le marché officiel.
Les autres devises
Sur le même marché, les autres grandes devises affichent les cours suivants ce jeudi 23 avril :
- Livre sterling : 178,5919 dinars
- Franc suisse : 168,7694 dinars
- Yen japonais : 82,9494 dinars pour 100 yens
- Yuan chinois : 19,3787 dinars
- Dollar canadien : 96,8816 dinars
- Dirham des Émirats : 36,0530 dinars
- Riyal saoudien : 35,3023 dinars
- Dinar koweïtien : 430,2455 dinars
Un marché officiel distinct du marché noir
Il convient de rappeler que le marché interbancaire est le marché des changes officiel supervisé par la Banque d’Algérie. Ses cotations sont distinctes de celles pratiquées sur le marché parallèle, dit marché noir des devises. Sur ce dernier, le billet de 100 euros s’échange actuellement entre 27 950 et 28 000 dinars à la vente, soit un écart considérable avec le cours officiel. Cet écart illustre la persistance d’un double marché des changes en Algérie, que les autorités cherchent à résorber à travers la réforme du système financier national.





