L’Algérie connait un boom des parcs aquatiques. Chaque saison estivale confirme la tendance : l’investissement dans les infrastructures de divertissement monte en flèche. Porté par une forte demande locale, le marché des Aquaparks est en pleine ébullition, redessinant la carte du tourisme national.
C’est une dynamique entrepreneuriale qui ne dit pas son nom, mais dont les chiffres traduisent la vigueur. En Algérie, l’industrie des loisirs et de la détente vit une mutation profonde. Longtemps cantonné à des offres balnéaires traditionnelles, le tourisme national s’enrichit d’une infrastructure moderne qui séduit massivement les familles : le parc aquatique. À l’occasion du lancement de la saison estivale 2026, le pays franchit un cap symbolique avec un réseau qui s’étend désormais à travers tout le territoire, témoignant d’un engouement sans précédent pour l’investissement touristique.
Du monopole historique à la diversification territoriale
Pour mesurer le chemin parcouru, il faut opérer un retour en arrière de deux décennies. Il y a vingt ans à peine, l’Algérie ne comptait qu’une seule et unique infrastructure de ce type : le mythique Kiffan Club, situé à l’est d’Alger. Le franc succès commercial rencontré par ce pionnier des parcs de loisirs a fini par faire des émules. En démontrant la viabilité économique et la forte rentabilité de ce modèle business, il a motivé des dizaines d’investisseurs algériens à lui emboîter le pas.
Vingt ans plus tard, le paysage a radicalement changé. Cet été 2026, le pays comptabilise pas moins de 30 parcs aquatiques de moyenne et grande taille. Plus marquant encore, cette offre n’est plus l’apanage de la seule capitale. Ces complexes de divertissement sont désormais répartis sur une vingtaine de wilayas, touchant aussi bien les villes côtières que les régions de l’intérieur, répondant ainsi à un besoin pressant de structures de fraîcheur et de détente.
Projets en cours : Béjaïa en pointe de la croissance
Cette vague de fraîcheur économique est loin d’avoir atteint son niveau de saturation. La dynamique de construction se poursuit à un rythme soutenu. En plus des structures déjà opérationnelles, pas moins de 10 nouveaux projets de parcs aquatiques sont actuellement en cours de réalisation à travers le pays.
Parmi les régions les plus dynamiques, la wilaya de Béjaïa se distingue particulièrement en s’affirmant comme un futur pôle majeur du secteur. Elle compte à elle seule trois parcs aquatiques en phase de chantier : deux complexes balnéaires d’envergure situés à Melbou, et une troisième infrastructure stratégique implantée dans la commune d’Akbou, destinée à capter le flux de la vallée de la Soummam.
Cette multiplication des chantiers s’explique par une forte pression foncière. Selon une source proche de l’Agence algérienne de la promotion des investissements (AAPI), les dépôts de demandes pour l’octroi de terrains pour construire des parcs aquatiques ne faiblissent pas. Au niveau du guichet unique de l’agence, les dossiers sollicitant des assiettes foncières au sein des Zones d’extension touristique (ZET) affluent continuellement, confirmant l’attractivité de ce créneau auprès du capital privé.
Un impact majeur sur l’emploi saisonnier et l’attractivité
Sur le plan macroéconomique, ce « boom » des Aquaparks représente un levier de choix pour la diversification de l’offre touristique nationale. En proposant des alternatives modernes aux plages saturées, ces parcs structurent une véritable économie de services.
Le chiffre clé : Un grand parc aquatique génère entre 80 et 150 emplois directs durant la haute saison, constituant une bouffée d’oxygène pour l’emploi des jeunes.
Ces projets se révèlent être de grands pourvoyeurs d’emplois saisonniers, profitant en premier lieu à la population étudiante en quête de jobs d’été (maîtres-nageurs, agents d’accueil, personnel de restauration, techniciens de maintenance). Au vu du pipeline de projets en cours de concrétisation, le parc global algérien va mécaniquement s’étoffer au cours des deux prochaines années, promettant d’ancrer durablement l’Algérie dans l’ère de l’industrie moderne des loisirs.







