Les prix des œufs poursuivent leur progression sur les marchés de gros en Algérie, portés par une forte hausse de la demande après la publication des résultats du baccalauréat (BAC 2026). Ce lundi 13 juillet, le plateau de 30 unités s’échange entre 390 et 400 dinars, contre 330 dinars à la fin du mois dernier, soit une augmentation comprise entre 60 et 70 dinars en l’espace de quelques semaines. Les prix de vente pour le consommateur dépassent désormais, les 450 dinars.
Cette nouvelle flambée des prix intervient au lendemain de l’annonce officielle des résultats du baccalauréat par le ministère de l’Éducation nationale. Comme chaque année, la réussite à cet examen donne lieu à de nombreuses célébrations familiales à travers le pays, ce qui entraîne une hausse sensible de la consommation de certains produits alimentaires, notamment les œufs.
Une demande en forte hausse après les résultats du BAC 2026
Les professionnels de la filière avicole expliquent cette augmentation des prix par un phénomène désormais bien connu du marché algérien. Les familles des nouveaux bacheliers préparent traditionnellement des gâteaux, des pâtisseries et divers repas festifs afin de célébrer la réussite de leurs enfants.
Or, les œufs constituent l’un des principaux ingrédients utilisés dans la préparation de ces desserts. Cette hausse soudaine de la consommation provoque mécaniquement une tension sur le marché de gros, où les prix réagissent rapidement à l’évolution de la demande.
Les opérateurs économiques suivent désormais de très près le calendrier scolaire. Beaucoup anticipent cette période en constituant des stocks ou en ajustant leurs prix afin de répondre à une demande qui augmente fortement pendant plusieurs semaines.
Une tendance déjà observée durant l’été 2025
Le marché avait déjà connu une situation similaire durant l’été 2025. Les prix des œufs avaient alors progressé entre le 5 juillet et le 25 juillet, avant de retrouver progressivement leur niveau habituel à partir du 1er août, une fois les festivités liées aux résultats du baccalauréat terminées.
Cette évolution montre que la hausse actuelle s’inscrit dans un phénomène désormais récurrent. Les professionnels considèrent que cette période est devenue un rendez-vous commercial important, au même titre que certaines fêtes religieuses ou les périodes de forte consommation.
Au fil des années, cette nouvelle tradition de célébration du succès scolaire s’est installée dans les habitudes des ménages algériens, créant un pic de consommation qui influence directement plusieurs filières agroalimentaires.
Une production nationale en constante progression
Cette hausse des prix intervient pourtant dans un contexte où l’Algérie est devenue l’un des principaux producteurs d’œufs de la région. Ces dernières années, les investissements dans l’aviculture se sont multipliés, notamment dans l’élevage des poules pondeuses.
De nouvelles unités de production entrent régulièrement en activité dans plusieurs wilayas, permettant d’accroître continuellement les capacités nationales. La filière bénéficie également d’importants investissements privés, attirés par une demande soutenue tout au long de l’année.
Grâce à cette dynamique, le marché national est largement approvisionné et couvre les besoins des consommateurs sans recourir aux importations.
Les producteurs redoutent une future saturation du marché
Si la demande saisonnière soutient actuellement les prix, plusieurs producteurs restent prudents quant aux perspectives à moyen terme. De nombreux investisseurs continuent de lancer de nouveaux projets d’élevage de poules pondeuses, ce qui fait craindre une surcapacité de production dans les prochaines années.
Les professionnels estiment que si le rythme actuel des investissements se poursuit, le marché pourrait connaître une situation de saturation, entraînant une baisse durable des prix et une réduction des marges des producteurs.
Pour l’heure, la hausse observée semble toutefois conjoncturelle et directement liée aux célébrations du BAC 2026. Si le scénario de l’année précédente se répète, les cours pourraient commencer à se stabiliser d’ici la fin du mois de juillet, avant de retrouver progressivement leurs niveaux habituels au début du mois d’août.
En attendant, le plateau de 30 œufs continue de se négocier entre 390 et 400 dinars sur les marchés de gros, confirmant que les résultats du baccalauréat exercent désormais une influence bien réelle sur l’évolution des prix de certains produits alimentaires en Algérie.







