Le marché noir des devises en Algérie est le théâtre d’une nouvelle montée de l’euro face au dinar algérien. Ce mardi 9 septembre, la monnaie européenne a atteint un nouveau sommet, confirmant la tendance haussière observée depuis la fin du mois d’août.
Les chiffres de ce mardi 9 septembre sont éloquents. Le billet de 100 euros s’échange désormais contre 26 450 dinars algériens (DA) à la vente, marquant une hausse significative par rapport aux 26 400 DA de la veille. Une progression qui témoigne de la forte pression exercée par la demande sur le marché.
Pour l’achat, la situation est similaire. Les cambistes reprennent le billet de 100 euros à 26 200 DA, soit une augmentation par rapport aux 26 150 DA enregistrés la veille. Cette différence entre les prix d’achat et de vente, le « spread », reste relativement stable, mais la valeur nominale du billet continue de grimper.
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Une demande en forte hausse à l’origine de cette flambée
L’explication de cette escalade est simple, selon les experts du marché parallèle. « C’est la demande qui fait monter le prix », confie un cambiste expérimenté. « Les gens ont besoin d’euros pour voyager, pour des soins à l’étranger, ou simplement pour se prémunir contre l’inflation et la dévaluation de notre monnaie. »
Cette demande accrue est d’autant plus forte en cette période de rentrée sociale et universitaire, où de nombreuses familles préparent les départs de leurs enfants pour des études à l’étranger. La faible disponibilité de devises dans les banques officielles et les contraintes réglementaires poussent inévitablement les citoyens vers le marché noir, alimentant ainsi la hausse des cours.
Quelles perspectives pour les prochains jours ?
À l’heure actuelle, rien ne laisse présager un retour à la baisse. La tendance haussière semble bien ancrée, et sans une intervention ou un changement majeur de politique monétaire, les cours de l’euro pourraient continuer de grimper dans les prochains jours. La situation actuelle met en lumière les déséquilibres structurels du marché des changes en Algérie et le rôle prépondérant joué par le marché informel dans la fixation des prix.





