La tendance à la baisse de la monnaie unique européenne s’est confirmée ce jeudi 19 février 2026 sur le marché informel des devises. En pleine période de ralentissement économique saisonnier, le dinar algérien regagne du terrain face à un euro dont la demande s’est littéralement effondrée.
La place financière informelle, avec le « Square Port-Saïd » en tête de file, affiche une mine grise pour les détenteurs de devises. Ce jeudi, le billet de référence de 100 euros s’échange désormais à la vente contre 27 400 dinars. Ce chiffre marque une baisse significative de 250 dinars par rapport à la cotation enregistrée seulement 24 heures plus tôt.
Un marché à l’arrêt pour l’achat
Du côté de l’achat, la situation est encore plus complexe pour les particuliers souhaitant céder leurs devises. Les rares cambistes qui acceptent encore d’acheter de l’euro ne proposent plus que 27 100 dinars pour un billet de 100 euros.
Cette frilosité des acteurs du marché noir témoigne d’une incertitude croissante et d’un surplus d’offre difficile à écouler. « Les transactions sont quasi-nulles, on observe beaucoup plus de vendeurs que de demandeurs », explique un habitué des lieux.
Le « facteur Ramadhan » au cœur de la chute
Les analystes et les observateurs s’accordent sur une explication majeure : l’effet du mois de Ramadhan. Comme chaque année à cette période, les priorités de consommation des ménages algériens se déplacent radicalement.
-
Baisse des voyages : Les départs vers l’étranger (tourisme ou commerce informel) chutent drastiquement durant le mois sacré.
-
Priorité aux dépenses locales : Le budget des foyers est massivement réorienté vers l’alimentation et les dépenses domestiques, réduisant le besoin en monnaies étrangères.
-
Stagnation du commerce de cabas : Les flux de marchandises importées par les particuliers ralentissent, asséchant la demande habituelle qui soutenait les cours élevés de l’euro.
Perspectives
Si cette dépréciation de l’euro sur le marché parallèle est une bouffée d’oxygène pour ceux qui envisagent des projets à l’international après l’Aïd, elle souligne une fois de plus la sensibilité extrême du marché noir aux cycles saisonniers de la consommation nationale. Reste à savoir si cette tendance se maintiendra jusqu’à la fin du mois de mars ou si un rebond technique interviendra plus tôt que prévu.
À retenir – Cotations du 19 février 2026 :
Vente : 100 € = 27 400 DZD
Achat : 100 € = 27 100 DZD
Variation : – 250 DZD en 24h




