L’euro enregistre une légère hausse face au dinar algérien sur le marché officiel des changes appelé, également appelé marché interbancaire. Après plusieurs séances de progression modérée, la monnaie unique européenne s’est appréciée de quelques centimes face à la devise nationale, sans pour autant atteindre des niveaux exceptionnels ou traduire une flambée des cours.
Selon les dernières cotations officielles publiées ce mardi 4 août 2026 par la Banque d’Algérie, un euro s’échange à 153,03 dinars, contre 152,72 dinars la veille. Quelques jours auparavant, le vendredi 31 juillet, la monnaie européenne valait 152,70 dinars, tandis qu’elle s’établissait à 151,65 dinars le 30 juillet et à 151,57 dinars le 29 juillet.
En l’espace de quelques séances, l’euro a ainsi gagné environ 1,46 dinar, soit une progression de près de 1 %. Cette évolution reste toutefois mesurée et ne constitue ni un record historique ni une envolée brutale de la devise européenne sur le marché officiel.
Une évolution modérée des cours
Cette hausse s’inscrit dans les fluctuations normales du marché interbancaire, où les cours des devises évoluent quotidiennement en fonction des mouvements observés sur les marchés internationaux et des mécanismes de fixation appliqués par la Banque d’Algérie.
À titre de comparaison, le dollar américain évolue, lui, dans la direction inverse. Il est passé de 133,32 dinars le 29 juillet à 132,79 dinars le 4 août, enregistrant ainsi un léger recul face au dinar.
Quel impact pour l’économie ?
Même si cette appréciation de l’euro demeure limitée, elle pourrait avoir une légère incidence sur certaines opérations commerciales.
En effet, une partie importante des importations algériennes, notamment les équipements industriels, les machines, les médicaments, les pièces détachées et de nombreux produits provenant de l’Union européenne, est facturée en euros. Une monnaie européenne un peu plus chère signifie donc un coût d’achat légèrement supérieur pour les importateurs qui règlent leurs fournisseurs via le marché officiel.
Dans l’immédiat, cette progression reste cependant insuffisante pour provoquer une hausse significative des prix des produits importés. Les entreprises absorbent généralement ce type de variation lorsqu’elle demeure limitée.
Un marché distinct du marché parallèle
Il convient également de rappeler que le marché interbancaire officiel fonctionne indépendamment du marché parallèle des devises. Les cotations officielles servent principalement aux opérations bancaires, au financement du commerce extérieur et aux transactions autorisées par la réglementation des changes.
Les cours pratiqués sur le marché parallèle répondent, quant à eux, à d’autres facteurs, notamment l’offre et la demande de devises en espèces, et peuvent évoluer dans un sens différent de celui observé sur le marché officiel.
Pour l’heure, la hausse de l’euro sur le marché interbancaire apparaît donc comme une progression modérée, qui mérite d’être suivie mais qui ne traduit ni une tension particulière sur le dinar ni une flambée de la monnaie européenne. Si cette tendance venait à se prolonger au cours des prochaines semaines, elle pourrait néanmoins se répercuter progressivement sur le coût des importations réglées en euros.





