Le marché informel des devises observe une pause inattendue. Ce dimanche 15 février 2026, l’euro maintient sa position face au dinar algérien. Les cambistes du Square Port-Saïd et des autres places fortes du pays rapportent une stabilité parfaite des cours par rapport à la veille.
Les chiffres clés du jour au Square Port-Saïd
Sur le marché noir, le billet vert européen ne montre aucun signe de fluctuation. Les transactions se basent sur les mêmes valeurs que celles enregistrées samedi.
Concrètement, le billet de 100 euros s’échange contre 28 050 dinars à la vente. Du côté de l’achat, les revendeurs proposent d’acquérir la monnaie unique au prix de 27 800 dinars pour 100 euros. Cette stagnation fige ainsi les positions des acheteurs et des vendeurs dans une attente prudente.
Un équilibre fragile entre l’offre et la demande
Pourquoi une telle stabilité après les turbulences habituelles ? Les analystes locaux pointent du doigt une équation simple : un équilibre quasi parfait entre l’offre et la demande.
Actuellement, le volume de devises disponible sur le marché couvre précisément les besoins des particuliers et des importateurs informels. Ce statu quo, qui dure depuis maintenant plusieurs jours, témoigne d’une absence de nouveaux chocs économiques ou de rumeurs susceptibles de bousculer la psychologie des acteurs du marché.
Une tendance qui favorise le statu quo
En l’absence de facteurs externes comme une modification des quotas de voyage ou une évolution majeure de la législation bancaire, le marché informel semble avoir trouvé son point de résistance.
« Rien ne bouge depuis le début de la semaine. Les clients sont présents, mais les prix restent ancrés », confie un habitué du marché noir à Alger.
Cette situation offre une visibilité temporaire aux citoyens devant effectuer des transactions urgentes, bien que l’écart avec les taux officiels de la Banque d’Algérie demeure toujours abyssal.




