La monnaie unique européenne poursuit sa flambée sur le marché nois des devises en Algérie. Ce mardi 6 janvier 2026, l’euro a marqué une nouvelle progression, portée par une demande accrue des opérateurs économiques suite aux récents changements réglementaires bancaires.
Les cours du jour : Une accélération marquée
Au Square Port-Saïd, cœur battant du change informel à Alger, les cotations ont affiché une hausse continue pour la troisième journée consécutive. Le billet de 100 euros s’échange désormais aux tarifs suivants :
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À la vente : 28 000 DA (soit une hausse de 100 DA par rapport à lundi et 200 DA par rapport à samedi).
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À l’achat : 27 700 DA.
Cette tendance haussière confirme la pression sur le dinar, alors que l’écart entre le marché officiel et le marché noir continue de se creuser en ce début d’année.
La levée de l’interdiction du « cash » comme catalyseur
Selon plusieurs cambistes, cette remontée brutale est directement liée à l’actualité bancaire du pays. La Banque d’Algérie a en effet émis une nouvelle note annulant les restrictions strictes de décembre dernier sur l’alimentation des comptes commerciaux en espèces.
« Le retour de la possibilité de déposer du cash sur les comptes bancaires commerciaux a relancé l’activité », explique un intermédiaire du marché noir. « Les importateurs et commerçants, qui avaient ralenti leurs opérations, ont à nouveau besoin d’euros pour leurs transactions. Cette hausse de la demande se traduit mécaniquement par une envolée des cours. »
Un marché sous tension
En libérant les flux de liquidités dans le circuit commercial, la mesure semble avoir agi comme un accélérateur pour le marché marché noir des devises. La demande pour l’euro, monnaie de référence pour une grande partie des importations « caba » et des transactions non domiciliées, a bondi en moins de 48 heures.
Tant que l’offre en devises ne suivra pas cette reprise de l’activité commerciale, les analystes prévoient une persistance de la tension sur les taux de change parallèles dans les jours à venir.





