L’euro continue de progresser sur le marché noir des devises en Algérie. Ce mardi 24 février 2026, le billet de 100 euros s’échange à 28 050 dinars à la vente, soit une hausse de 50 dinars par rapport à la cotation de la veille. Cette évolution confirme la tendance haussière observée depuis plusieurs jours.
Du côté de l’achat, la progression est également nette. Le billet de 100 euros s’échange désormais entre 27 750 et 27 800 dinars, contre des niveaux inférieurs lundi. Là encore, la hausse atteint 50 dinars en une seule journée. Ce mouvement reflète un déséquilibre persistant entre l’offre et la demande sur le marché parallèle.
En effet, la demande de devises reste élevée. Plusieurs facteurs expliquent cette pression. D’abord, de nombreux voyageurs préparent leurs déplacements à l’étranger après le mois de Ramadhan. Ces préparatifs augmentent les achats d’euros, notamment pour couvrir les dépenses de séjour. Ensuite, l’intérêt croissant pour l’importation de véhicules de moins de trois ans renforce encore la demande en devises. Les acheteurs potentiels cherchent à sécuriser leurs euros avant d’engager leurs démarches.
En revanche, l’offre ne suit pas le même rythme. Les sources d’approvisionnement restent limitées, ce qui accentue la tension sur les prix. Par conséquent, chaque hausse de la demande se traduit rapidement par une augmentation des cours. Ce mécanisme illustre clairement la loi de l’offre et de la demande, qui régit le fonctionnement du marché noir.
Depuis samedi, l’euro enregistre ainsi une série de hausses successives. Cette dynamique alimente les anticipations d’une poursuite de la tendance à court terme. Certains cambistes évoquent déjà la possibilité de nouveaux ajustements si la demande reste soutenue dans les prochaines semaines.
Cette évolution intervient dans un contexte où le marché parallèle demeure la principale source de devises pour de nombreux particuliers. L’écart entre les taux officiels et ceux du marché noir continue d’encourager les transactions informelles. Par conséquent, toute variation de la demande se répercute rapidement sur les prix pratiqués dans les principales places de change informelles du pays.
À court terme, l’évolution du marché noir dépendra essentiellement du niveau de la demande liée aux voyages et aux importations. Si cette pression se maintient, l’euro pourrait continuer à gagner du terrain face au dinar.





