La flambée de l’euro n’aura été que de courte durée. Après une hausse notable enregistrée ce samedi sur le marché parallèle des devises en Algérie, la monnaie unique européenne amorce un repli ce dimanche 4 janvier, retrouvant ses niveaux de la fin de semaine dernière.
Le marché informel du Square Port-Saïd et les principales places de change du pays affichent une tendance à la baisse en ce début de semaine. Alors que l’euro avait franchi un nouveau palier samedi, il cède du terrain aujourd’hui, marquant un retour au calme relatif.
Les taux du jour : 100 euros perdent 100 dinars
Selon les derniers échos du marché noir, le billet de 100 euros s’échange désormais à la vente contre 27 800 dinars algériens, soit une baisse de 100 dinars par rapport au taux record de la veille.
Côté achat, la tendance est identique : le même billet de 100 euros est repris à 27 500 dinars algériens, marquant là aussi un recul de 100 dinars. Cette dépréciation rapide montre la volatilité extrême du marché parallèle en ce début d’année 2026.
L’effet « grève des transporteurs »
Cette baisse soudaine ne semble pas liée à des facteurs économiques classiques, mais plutôt au climat social tendu qui règne dans le pays. Interrogé par nos soins, un cambiste actif sur le marché informel explique que le mouvement de grève des transporteurs, entamé depuis le 1er janvier, pèse lourdement sur les transactions.
« Les transactions reculent pendant les périodes d’incertitude comme celle que nous vivons depuis deux jours », explique-t-il. Selon lui, le débrayage national des transporteurs de voyageurs et de marchandises alimente l’inquiétude chez les opérateurs et les particuliers, ce qui freine la demande en devises et tire les cours vers le bas.
Une incertitude qui profite au dinar
Le sentiment d’instabilité semble être le principal moteur de ce reflux. « L’inquiétude et l’incertitude impactent toujours le taux de change de l’euro sur le marché noir », ajoute notre source. Historiquement, le marché parallèle réagit avec une grande sensibilité aux événements sociopolitiques nationaux.
Si le mouvement de grève devait se poursuivre dans les jours à venir, les observateurs estiment que cela pourrait accélérer la dépréciation de l’euro face au dinar. En l’absence de visibilité, les détenteurs de capitaux préfèrent rester prudents, limitant ainsi la circulation des devises fortes sur le marché noir.





